Cas de grippe aviaire en Europe

En novembre, l’influenza aviaire ou « grippe aviaire » a fait son apparition en Europe du Nord, détectée en élevage mais également dans la faune sauvage. Le virus concerné, dit « H5N8 », est hautement pathogène pour les volailles. Aucune contamination humaine n’a été mise en évidence depuis le début de l’épidémie.

Bien qu’aucun cas ne soit déclaré en France, le ministre de l’agriculture a décidé de renforcer les mesures de surveillance et de prévention, le niveau de risque passant de négligeable à modéré, ce qui signifie, sur tout le territoire, le renforcement de la vigilance des détenteurs de volailles sur les signes cliniques évocateurs de la maladie. Il implique aussi le renforcement des mesures de biosécurité destinées à éviter les contacts directs ou indirects entre les élevages de volailles et les oiseaux sauvages.

Les réseaux des professionnels de l’élevage de volailles et des chasseurs sont déjà largement informés de la situation.
Dans certaines zones dites « à risque prioritaire », présentant des zones humides, attirant de nombreux oiseaux migrateurs et dont la liste des communes concernées est consultable sur le site Internet de la préfecture, des mesures supplémentaires et obligatoires (pour les particuliers et les professionnels) s’appliquent :

  • Confiner les oiseaux dans des bâtiments fermés ou protéger les parcours extérieurs par des filets.
  • En cas de confinement réellement impossible, des dérogations peuvent être accordées par les directions départementales chargées de la protection des populations (services vétérinaires), suite à une visite réalisée par un vétérinaire sanitaire, aux élevages professionnels qui mettent en oeuvre des mesures de biosécurité alternatives.
  • Le confinement s’applique sans dérogation possible à toutes les basses-cours hébergeant moins de 100 volailles ou oiseaux.
  • Interdiction stricte des rassemblements d’oiseaux vivants (foires, exposition, marché…).

Il est par ailleurs déconseillé aux particuliers de ramasser ou toucher des oiseaux sauvages morts ou malades. Les mortalités anormales d’oiseaux doivent être immédiatement déclarées à la direction départementale chargée de la protection des populations (services vétérinaires) ou à l’office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

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