De la parole aux actes : il faut libérer les énergies, Monsieur le Premier Ministre

Dossier remis à Manuel Valls, Premier Ministre, lors de sa visite à Brest le jeudi 18 décembre 2014

logo JA 29logo fdsea 29L’agriculture est le véritable poumon économique du Finistère, puisqu’elle représente 5% des emplois directs que sont les exploitants et salariés agricoles, et génère plus de 30% des emplois indirects du département. Cependant, mois après mois, au rythme du délitement du secteur agricole et agroalimentaire, l’économie bretonne vacille, et s’enfonce un peu plus dans de dangereux abysses. Le Pacte d’avenir n’y fait rien, ce n’est qu’un patchwork de mesures et de fonds déjà existants !
Le Finistère se trouve au « far west » de la France et de l’Europe, éloigné des centres de consommation. Mais l’atout majeur est sa façade maritime, la plus importante pour un département français, qui permet aux éleveurs de se positionner sur le marché porteur de l’export, avec la proximité du port de Brest. A la pointe de la péninsule bretonne, le salut des éleveurs ne passera pas par le développement des circuits courts, mais bien par une stratégie exportatrice.
L’accumulation des contraintes administratives et environnementales, toujours plus lourdes, et la suppression des mécanismes de gestion sont les causes principales de ce délitement. Toujours plus de normes, qui annihilent la liberté d’entreprendre des paysans, ôtent toute autonomie de décision sur leurs exploitations, et qui deviennent des instruments de décroissance, bloquant toute perspective stable. Les règles du jeu changent sans cesse, ne laissant pas le temps de s’adapter !
Pourtant, les projets et l’énergie collective sont là, pour peu qu’on laisse la possibilité aux agriculteurs d’entreprendre. Ils ont besoin aujourd’hui de sentir au contraire qu’on accompagne leurs initiatives. En encadrant toujours plus et de façon moins compréhensible leurs décisions, on risque à force d’obtenir l’effet inverse à celui recherché : décourager, déresponsabiliser, démotiver… alors que les énergies ne demandent qu’à être libérées !
La FDSEA et JA prônent un changement radical du rôle de l’administration française : au lieu de pénaliser la compétitivité des entreprises, il est urgent qu’elle se remette au service de l’entrepreneur, de l’économie et de l’emploi pour amener la France sur le chemin de la croissance.

Consultez le dossier complet : 1401218_Dossier_Rencontre_Manuel_Valls

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