Une filière structurée pour de la lavande et du lavandin de qualité

Cultivés depuis le début du XXe siècle, la lavande et le lavandin recèlent de trésors et de bienfaits. Pour pouvoir satisfaire à la demande des utilisateurs, c’est toute une filière qui s’est mobilisée depuis des années pour  mettre en avant ces produits de qualité.

Une filière structurée pour des plants sains et de qualité

Productions emblématiques de la Provence, la lavande et le lavandin sont essentiellement cultivés dans les Alpes de Haute-Provence, la Drôme et le Vaucluse. La France exploite ainsi près de 17 000 hectares de lavandin chaque année soit l’équivalent de 95% de la production mondiale ainsi que 4 000 hectares de lavande fine, soit 25% de la production mondiale pour une production de 1200 tonnes d’huile.

Cet or bleu, dont l’engouement ne cesse d’augmenter, est toutefois menacé par une maladie : le dépérissement bactérien lié au phytoplasme de Stolbur. Pour y remédier, la seule solution reste l’utilisation de plants indemnes de ce parasite. C’est donc sur l’impulsion des producteurs de lavande et de lavandin qu’une filière structurée, désormais pilotée par le Centre Régional Interprofessionnel d’Expérimentation en Plantes à Parfum Aromatiques et Médicinales (Crieppam), a vu le jour en 1999 afin de permettre aux utilisateurs de disposer de plants sains et de qualité régénérés in vitro et produits dans des conditions contrôlées par des pépiniéristes professionnels et également certifiés par le SOC.

« Actuellement, le nombre de plants sains certifiés dans le renouvellement annuel des cultures représente près de 51 % de la production pour le lavandin et 45 % pour la lavande. Et ces pourcentages ne cessent d’augmenter ! » explique Jean-René Vernin, Secrétaire de l’Association des pépiniéristes plants sains de Lavandula (APPSL).

Des plantes aux multiples débouchés

Si la lavande et le lavandin sont aussi recherchés, c’est tout simplement parce qu‘ils peuvent être aussi bien utilisés en cosmétique, qu’en parfum d’ambiance ou même en aromathérapie. Un hectare de lavande fine permet ainsi de produire 10 à 40 kg d’huile essentielle et la lavande Aspic permet d’obtenir, quant à elle, 35 kg d’huile essentielle par hectare.

Ces productions seront ensuite utilisées pour les parfums haut de gamme ou en pharmacie. Le lavandin, grâce à son fort rendement quantitatif (100 kg d’huile essentielle par hectare), sert, quant à lui, aux produits industriels comme les savons et autres produits ménagers. Enfin, le pouvoir apaisant de la lavande n’est plus à démontrer et pour vous relaxer avant de dormir rien de mieux que deux gouttes d’huile essentielle sur l’oreiller pour rejoindre les bras de Morphée.

Source Gnis

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