Lin, pommes de terre et protéagineux, le trio de tête de la région Gnis Nord

Jeudi 21 janvier, Benoit LAFFINEUR, Délégué régional Gnis Nord a présenté les chiffres nationaux et locaux de la filière française des semences pour la campagne 2014 – 2015 ainsi que les grands enjeux 2016 pour la région Gnis Nord.

Tableau_Lille

Des surfaces de production de semences en progression

Le lin

Le lin, avec ses 14 447 hectares implantés localement, représente près de 84 % des surfaces de production de semences certifiées de lin high tech ! « Cette augmentation des surfaces est notamment due à la forte volonté de la profession d’approvisionner le marché en semences de lin de qualité mais aussi de reconstituer des stocks de sécurité » explique Benoit LAFFINEUR. Il est à noter que les surfaces en production de lin à fibre continueront d’augmenter lors la prochaine campagne mais les stocks de semences ne seront pas aussi importants que prévus.

La pomme de terre

Les surfaces de production de plants de pommes de terre ont également augmenté en 2015 (11 984 hectares sur la région Gnis Nord), et ce, malgré des résultats économiques peu favorables pour la récolte 2014. Cet accroissement concerne essentiellement la filière fécule qui dispose de bonnes perspectives économiques et de nouveaux débouchés. Les pommes de terre pour la transformation ne sont, toutefois, pas en reste puisque les surfaces de plants ont également légèrement augmenté. Benoit LAFFINEUR ajoute ainsi que : « Même si la récolte de plants est un peu plus faible par rapport à une année normale, le marché sera bien approvisionné », augurant ainsi de belles perspectives pour les plantations 2016.

Les protéagineux

Les protéagineux, quant à eux, représentent 26 % de la surface de production de semences françaises, soit 2 977 hectares. Toutefois les surfaces en pois protéagineux devraient se maintenir avec les semis de pois d’hiver et de printemps. Par contre, on peut s’attendre à une baisse de la culture des féveroles. Pour les céréales, les ventes de semences en France s’orientent vers une baisse d’environ 10 %. A noter, toutefois, que la région Gnis Nord résiste beaucoup mieux à cette baisse (de l’ordre de 3 à 4 %) sachant que l’année dernière, les demandes ont été particulièrement fortes. Benoit LAFFINEUR ajoute, par ailleurs, que : « Cette baisse est essentiellement due à la situation financière, plus que délicate, des agriculteurs ces dernières années et à la très bonne qualité de la récolte ». Enfin, les espèces fourragères (graminées et légumineuses confondues), ont vu leurs surfaces de production augmenter, faisant ainsi profiter la région de cette nouvelle dynamique.

Source Gnis.

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