Le porc en dehors de nos frontières : du nouveau

Pour faire suite à la revue du web du 28 janvier concernant la crise (ou non) du porc dans les autres pays du globe, voici les dernières informations « fraiches » (au contraire des saucisses Russes – lire plus bas) en provenance du site businessfrance.fr :

L’accord commercial sur le porc critiqué par les industriels néo-zélandais

La biosécurité en Nouvelle-Zélande pourrait être compromise si le pays reprend l’importation de viande porcine en provenance de l’UE.
« La production locale pourrait faire face potentiellement à un risque élevé de fièvre aphteuse » indique un des représentants des industriels de la viande. De plus, l’UE ne remplit pas les standards de bien-être animal appliqués en Nouvelle-Zélande.

De leur côté, les importateurs néo-zélandais espèrent bénéficier de cet accord. La réouverture du marché de la viande porcine – après 11 années d’embargo – permettrait une augmentation des importations de produits carnés en 2016. Les importations constituent 57% de la consommation de viande porcine en Nouvelle-Zélande, avec une tendance à la hausse.

Russie : quand la saucisse n’a plus de goût

Les fabricants russes de saucisses diminuent graduellement la qualité de leurs produits en raison des contraintes des coûts de production. De nombreux experts ont suggéré que le taux de viande dans les saucisses russes diminue, si bien que les produits sont moins naturels, avec certains qui pourraient menacer la santé du consommateur. Il est possible de compenser les prix en augmentation des ingrédients naturels par des substituts moins chers, notamment du riz fermenté ou autres.

Selon une étude publiée par le Centre de l’opinion publique et de recherche, depuis l’embargo alimentaire, 55-87% des citoyens russes vivant dans les grandes villes ont noté une dégradation de la qualité de la plupart des produits alimentaires. Si les fabricants devaient produire uniquement des produits de qualité avec des prix élevés, il y aurait une baisse significative de la consommation de saucisses mais les sociétés pourraient conserver leur niveau de bénéfice.

Le Royaume-Uni exporte ses cochons en Inde

L’entreprise nord-irlandaise Dunbia a réalisé son 1er envoi de viande porcine en Inde, suite à la signature d’un accord commercial en 2015.
Avec 1 milliard d’habitants et un taux de croissance économique annuel de l’ordre de 7%, l’Inde représente un marché très lucratif pour un certain nombre de produits, notamment pour la viande. Dunbia, transformateur de viande bovine, porcine et d’agneau, espère exporter, à partir du site de Bailymena, plus de viande au cours des prochains mois.

Le marché du porc dans l’UE sauvé par la Chine ?

Le marché du porc européen aux abois a vu ses prix atteindre son plus bas niveau au cours des 10 dernières années, même si le secteur a développé ses exportations de viande porcine vers la Chine. Selon l’AHDB, les exportations de l’UE vers la Chine sont passées de 508 000 tonnes en 2014 à 682 000 tonnes au cours des 11 premiers mois de l’année 2015.

Ceci est le résultat d’une baisse significative du cheptel porcin chinois, entrainant une réduction de l’offre et une hausse des prix du porc localement. Avec une population croissante en Chine de plus en plus urbanisée, la demande en viande porcine devrait rester stable.

Le ralentissement de l’économie Chinoise frappe la 2e compagnie dans le secteur porcin

Yurun Food, le 2e acteur de la Chine dans le porc, continue de traverser une période turbulente. Certains experts industriels prévoient la vente de capitaux de l’entreprise afin de revenir sur la bonne voie, après des investissements massifs qui ont exposé la firme à s’endetter fortement.
China Yurun Food group Ltd, qui contrôle de nombreuses filiales, a recueilli beaucoup d’attention en octobre dernier, lorsque sa filiale Nannjing Yurun Foods Co s’est battue pour rembourser une dette de 1,3 milliard RMB (204,5 millions USD), en raison d’une pénurie de trésorerie.

Cette firme a payé sa dette mais a indiqué qu’elle devrait se restructurer pour améliorer sa rentabilité et réduire sa dette qui résulte de l’expansion de l’entreprise dans beaucoup d’activités n’étant pas son cœur de métier. De son côté, le groupe China Yurun Food a inquiété les investisseurs lorsqu’il annoncé des pertes de 720 millions HKD (près de 93 millions USD) au cours du 1er semestre 2015. Il a expliqué que ces pertes étaient dues au prix élevé du porc et de la plus faible demande locale dans le catering (repas servis : cantines, vols, etc.).

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