Le porc en dehors de nos frontières : vous en reprendrez bien encore un peu ?

On continue cette revue du web commecée il y a quelques semaines, et faisant suite à celle du 5 février, concernant la crise (ou non) du porc dans les autres pays du globe, voici les dernières informations en provenance du site businessfrance.fr :

Colombie : Le secteur du porc face à de nouveaux défis

L’industrie du porc en Colombie fait face à de nouveaux défis : maladies et importations, et cela malgré le fort développement de cette activité, notamment dans le département d’Antioquia.
En 2015, la Colombie possédait environ 200 000 fermes d’élevage de porc avec un cheptel de 4,6 millions de têtes. En 2014, la production de viande porcine a atteint 260 millions de tonnes, et aurait progressé de 20% en 2015.

Le 1er cas de diarrhée épidémique porcine (DEP) est apparu en Colombie en mars 2014. Depuis, de nombreux autres cas se sont développés. En 2015, 185 notifications de cas potentiellement positifs ont été déclarées par l’ICA (Institut Agricole Colombien) et près de 90% de celles ont été confirmées positives. Dans le même temps, l’éradication de la Peste Porcine Classique a progressé, un système de vaccination a été mis en place.

Estonie : Baisse significative du cheptel porcin prévue

L’élevage porcin en Estonie doit également faire face à de nombreux défis, en raison de la peste Porcine Africaine, des mouvements irrationnels des autorités vétérinaires et des perspectives de marché défavorables. Le FVD (Département National de l’Alimentation et Vétérinaire) a révélé qu’en 2015, le cheptel porcin a reculé de presque 14% avec 330 000 têtes. Les pertes totales en raison de la PPA se sont élevées à 7 millions EUR et, d’après le FVD, elles pourraient atteindre 36 millions EUR en 2016.

Sur les 12 millions EUR de subventions, seuls 2,6 millions EUR, soit 27% du total alloué, ont été versés aux éleveurs et notamment à ceux qui ont quitté cette activité. De plus, l’industrie appelle à restreindre les efforts des services vétérinaires pour créer des zones de quarantaine moins grandes. Enfin, les industriels se plaignent des bas prix d’achat des porcs, suite à l’embargo russe.

Etats-Unis : en 2016, plus de porc et de poulet, moins de bœuf et de dinde

D’après l’USDA, la production de viande bovine en 2016 serait en baisse en 2016, malgré l’augmentation continue du cheptel. Les placements dans les feedlots moins élevés au cours du 4e trimestre 2015 et un accroissement modeste attendu au 1er semestre 2016 sont la cause du recul attendu de la production. Ce moindre niveau d’abattages serait partiellement compensé par une hausse des abattages de vaches et un accroissement du poids moyen des carcasses.

Allemagne : Production de viande record en 2015

8,22 millions de tonnes de viande ont été produites dans les abattoirs allemands en 2015, un niveau jamais atteint, et une progression de 0,3% entre 2014 et 2015 ou 25 300 tonnes de plus.
Les consommateurs allemands achètent moins de viande et la demande, en viande porcine particulièrement, est en recul depuis quelques années. Ce qui conduit à une hausse des exportations. En ce qui concerne le porc, presque ¾ des exportations sont vendues à des pays voisins. Les abattages importants de porc ont conduit également à une baisse des importations.

La Chine développe ses élevages de porcs avec l’aide des Néerlandais

L’élevage de porc industriel connaît un essor en Chine et, souvent, les Néerlandais apportent une aide technique. Exemple de la ferme Chao Yang à Chaoyang (province du Liaoning, à près de 500 km au nord-est de Pékin : La construction de la ferme Chao Yang va coûter près de 60 millions RMB (8,4 millions USD). Une fois construite, elle comportera 5 000 places pour les truies. Les races des porcs concernées seront Large White x Landrace et Duroc (quelquefois Piétrain).

Les porcs seront nourris avec des mix secs composés de maïs et de soja et des premixes. L’engraissement durera entre 3 et 4 semaines. La ferme emploiera 25 personnes, la plupart d’entre elles ayant été formées. La groupe Wens a commissionné la société Veldman Guangzhou pour la conception et de la construction du projet. Cette société a été fondée grâce à une coopération de Chinois avec des experts néerlandais.

Malgré cela, la Chine importera plus de viande de porc en 2016

D’après Rabobank, les importations chinoises de viande porcine devraient s’accroître en 2016, faisant suite à une forte augmentation en 2015. L’augmentation de ces importations serait due au bas niveau du cheptel de truies et de porcs, qui devrait rester stable cette année alors que le gouvernement chinois impose une politique environnementale plus stricte entraînant le départ de beaucoup de petits producteurs.

En 2015, la Chine a importé 777 500 tonnes, soit une hausse de 38% par rapport à 2014, dont 580 100 tonnes, ou presque les ¾, en provenance de l’UE. Les pays européens espèrent exporter en 2016 plus de viande porcine vers la Chine en raison de la dépréciation de l’euro et d’une offre suffisante.

Les Etats-Unis espèrent exporter également plus de porc en Chine en 2016, après le relistage de plusieurs usines à l’exportation, mais la force du dollar pourrait limiter ce développement. Le rapport indique que le Brésil est, à côté de l’UE, dans une position favorable avec le renforcement du dollar et la dévaluation actuelle du réal face au dollar.

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