Porc : Bilan de l’appel à manifestation d’intérêt sur la contractualisation

En vue de rénover les relations commerciales dans la filière porcine, le Ministère de l’agriculture a lancé une consultation électronique fin septembre 2015, via un questionnaire en ligne sur le site internet du Ministère. Objectifs : recenser les attentes des acteurs en matière de contractualisation, identifier les leviers, les freins et les préalables à la mise en œuvre d’une contractualisation, identifier les expériences réussies et les projets en ce domaine.

148 réponses de l’amont

Ouvert à tous les maillons de la filière, ce sondage a recueilli 148 réponses complètes et anonymes, provenant essentiellement de l’amont de la filière notamment d’éleveurs :

  • La pratique des contrats serait actuellement peu pratiquée dans le secteur porcin, selon les répondants qui souhaiteraient la développer entre les différents maillons de la chaîne (fabricants d’aliments du bétail – distributeurs – éleveurs ; éleveurs – groupements de producteurs – abattoirs…).
  • Les répondants indiquent une préférence marquée pour les contrats de livraison « physiques ». Les outils financiers du type marchés à terme intéressent peu a priori.
  • Ils ne voient pas tous les mêmes intérêts à contractualiser. Certains y voient surtout un outil de prescription à destination des fournisseurs sur les caractéristiques des produits à livrer, d’autres un outil de gestion des risques.

Parmi les principaux freins à la contractualisation, les répondants citent d’abord :

  • le manque de confiance dans le respect des engagements pris sur la durée ;
  • la culture du « spot » ;
  • la sensibilisation insuffisante des acteurs de la filière aux intérêts des contrats ;
  • la difficulté à déterminer un prix de référence ;
  • la standardisation de la production.

La mise en place de nouvelles références de prix/cotations sur les produits ou de nouvelles modalités de détermination du prix et le besoin d’un accompagnement technique ou juridique, sont cités comme des pré-requis au développement de contrats visant à assurer une moindre fluctuation des cours ou la sécurisation des marges. De nombreux répondants sont prêts à s’engager dans une démarche expérimentale.

« Un sondage riche en enseignements qui rejoignent le plan stratégique de la filière et permettront d’orienter les travaux », selon Jean-Michel Schaeffer, Président du Conseil spécialisé « viandes blanches » de FranceAgriMer.

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