En janvier 2016, les abattages de volailles progressent encore

En janvier, les abattages de volailles augmentent en tonnes et en têtes. Les volumes de poulets et de dindes progressent, ceux de canards se replient.
En décembre, les mises en place de poussins de poulet de chair et de cane- tons augmentent, tandis que celles de dindonneaux sont en baisse.

En 2015, la production de volailles progresserait légèrement, suite notamment à l’augmentation de la production de poulets. Le commerce extérieur de viandes et préparations de volailles est excédentaire en volume.

La production d’œufs de consommation de 2015 est en légère hausse. La pré- vision de production des œufs pour le mois d’avril 2016 table sur un repli. Le prix à la production est en baisse en janvier, en glissement annuel et par rap- port à la moyenne quinquennale.

Dans le détail :

La production de volailles

En janvier 2015, les abattages de volailles toutes espèces confondues progressent de près de 6% en têtes et de près de 5 % en téc, en glissement annuel. La situation est contrastée en fonction des espèces : les volumes de poulets et de dindes augmentent fortement (respectivement + 7 % et + 9 %) pendant que les tonnages de canards à gaver se rétractent de 17 %, suite à des baisses de production liées à la mise aux normes des installations.

En décembre, les mises en place de poussins de poulets de chair et de canetons sont en forte progression (+ 6 % et + 26 % en glissement annuel). Les mises en place de dindonneaux se replient de 6 %.

Au mois de décembre, les exportations de viandes et préparations de volailles sont en baisse (- 7 %), Les livraisons de viandes de poulet et de dinde se réduisent de 6 et de 16 %, tandis que les envois de viandes de canard progressent de 3 %.
Les exportations de viandes et préparations de pou- let baissent de 2 500 téc par rapport à décembre 2014, soit 900 téc de moins vers l’Union européenne et 1 600 téc de moins vers les pays tiers. En Europe, la baisse concerne la Bulgarie et le Danemark. Vers les pays tiers les envois baissent fortement vers l’Afrique du sud et augmentent vers l’Arabie Saoudite.
A l’inverse, les importations de viandes et préparations de volaille progressent (+ 11 %) sous la forte impulsion des achats de viande de poulet (+ 14 %). Les plus fortes hausses proviennent de Belgique, Pologne et Royaume-Uni.

Bilan de la production et de la consommation de volailles

Au cours de 2015, la production de volailles de chair toutes espèces confondues calculée par bilan provisoire approcherait les 1 900 milliers de téc, en progression de 1,4 % par rapport à 2014. Parmi les trois principales espèces, c’est la production de poulets qui dynamise l’ensemble car elle concentre près des 2/3 du total volailles et progresse de 3%. La production de dindes se replie de 2,9 % et celle de canards progresse de près de 2 %.
Dans le même temps, la consommation apparente de viandes de volailles, calculée par bilan provisoire, augmenterait de près de 2 %. Elle progresserait de 3% pour le poulet et 2,5% pour le canard. Celle de dinde serait en baisse.

En 2015, le solde du commerce extérieur de viandes et préparations est positif en volume (près de 590 milliers de téc exportées contre près de 570 milliers de téc importées). Les exportations de viandes et préparations de pou- let progressent de 3,3% dans le même temps, alors que celles de canard et de dinde sont en baisse (respectivement – 7 % et – 4,4 %) .

En 2015, ce sont 14 200 téc supplémentaires de poulets vendues, dont 1 900 téc vers l’Union européenne et 12 300 téc vers les pays tiers. En Europe, les en- vois augmentent surtout vers l’Espagne (+ 4 700 téc), mais se réduisent vers l’Italie (- 2 200 téc). Vers les pays tiers, les plus fortes augmentations sont pour l’Arabie saoudite (+ 21 000 téc) et l’Afrique Sub-saharienne (+ 8 000 téc). Les livraisons se réduisent toutefois de 14 600 téc vers la Russie.
Les importations de viandes et préparations de pou- let progressent de 6 % dans le même temps, soit 27 800 téc de plus. La plus forte augmentation
concerne le Royaume-Uni avec 14 000 téc supplémentaires.

La production d’œufs

En 2015, la production totale d’œufs de consommation calculée par bilan est en légère progression (+ 0,8 %) par rapport à 2014. Dans le même temps 2015, les volumes exportés d’œufs en coquille et d’ovoproduits augmentent de 4,5 %, alors que les importations progressent de près de 16 %.

Les mises en place de poulettes de ponte d’œufs de consommation sont en baisse de 12 % au mois de décembre, en glissement annuel. Depuis début
2015, les mises en place se replient de près de 4 %. En conséquence, le modèle SSP-ITAVI-CNPO de prévision de production d’œufs de consommation table sur un repli de près de 1,5 % pour le mois d’avril 2016, en glissement annuel.

En janvier, le prix à la production de l’œuf se replie encore : – 10 % en glissement annuel et – 12 % par rapport à la moyenne quinquennale.

Source : Agreste.

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