Ceva innove dans le traitement de la Broncho-Pneumonie Infectieuse Enzootique en bovin

Pionnier dans l’antibiothérapie raisonnée, Ceva Santé Animale, premier laboratoire vétérinaire français, poursuit son engagement avec la mise sur le marché d’un nouveau médicament pour le traitement des Broncho-Pneumonies Infectieuses Enzootiques : Zeleris®, association de florfénicol (anti-infectieux) et de méloxicam (Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien).
 
« L’ancrage français de la division ruminants de Ceva Santé Animale nous permet de comprendre au mieux les besoins de nos confrères et de leurs éleveurs. Sur un marché en très forte mutation, devant répondre à de nombreuses contraintes sanitaires et économiques, il s’agit d’un atout majeur. Il nous permet de développer des innovations adaptées aux spécificités de l’élevage français et cela, tant au niveau de la prévention que du traitement des pathologies avec pour ligne de conduite le respect du bien-être animal. Ceva Santé Animale confirme chaque jour cette stratégie en investissant, par exemple, dans le développement d’autovaccins destinés aux ruminants mais aussi dans le « data management » (analyse de base de données permettant un meilleur suivi de l’élevage et de l’animal). Le lancement de Zeleris® s’inscrit bien sûr dans ce cadre », souligne le Dr Denis Marciat, Directeur Filière Ruminants France de Ceva.
 
Les BPIE sont des pathologies respiratoires largement présentes en élevage allaitant (prévalence de 45%) mais aussi en élevage laitier (prévalence de 40%) selon une enquête réalisée en mai 2016 par Kynectec (institut d’enquête leader mondial spécialisé en santé animale et en agriculture). Près de 90% des cas surviennent chez les jeunes animaux de moins de 2 ans.
Les BPIE sont par ailleurs la principale cause de mortalité chez les jeunes animaux (allaitants et laitiers) âgés de 20 jours à 6 mois puisqu’elles sont responsables de près de 30% des décès.
 
Selon le Dr Sébastien Assié, Professeur à Oniris, « l’impact réel des BPIE est de plus assurément très sous-estimé. En effet, les cas sont difficiles à détecter précocement et de manière exhaustive. Les premiers signes ne sont pas visibles à distance de l’animal (l’hyperthermie notamment) et la gravité est très variable au sein d’un lot d’animaux ce qui rend difficile une détection exhaustive. Ce sont bien les retards de croissance des animaux qui ont été traités trop tardivement et des animaux qui n’ont pas été détectés et bien sûr les mortalités, si elles surviennent, qui coûtent cher aux éleveurs.
 
Une des solutions historiques, pour s’affranchir de ces difficultés de détection, a été de mettre en place des traitements collectifs. L’antibioprévention a ainsi été utilisée notamment dans les élevages en lots. De nos jours, dans un contexte de nécessaire réduction de la consommation d’antibiotiques, cette solution exposant des animaux qui n’auraient peut-être pas été malades à un traitement antibiotique systématique n’est plus acceptable. La solution, qui est certes chronophage même si des outils permettant la détection automatique des cas voient peu à peu le jour, est de toujours mieux surveiller les animaux pour détecter et traiter précocement les malades. Si on raisonne enfin le traitement des animaux malades, on aboutit logiquement à une association antibiotique-AINS pour juguler l’infection bactérienne (primaire ou secondaire) et pour lutter contre l’inflammation et ses effets néfastes. Le florfénicol est un antibiotique de choix et le méloxicam, notamment par sa durée d’action est un AINS parfaitement adapté pour les traitements de première intention des BPIE. »
 
Selon l’étude de Kynetec, 80% des vétérinaires recommandent l’association anti-infectieux + AINS pour le traitement des BPIE.
 
En pratique, le florfénicol est l’anti-infectieux de 1ère intention le plus utilisé en raison de son action rapide (moins de 30min), durable (plus de 168h pour Histophilus somni) et de son large spectre. À cela s’ajoute l’absence de résistances des bactéries cibles (sensibilité proche de 100%).
L’AINS de référence lors de ces pathologies respiratoires est le méloxicam pour sa longue action (3 jours), son action reconnue dans le contrôle de l’hyperthermie, et son impact positif sur la reprise de GMQ.
Néanmoins, sur le terrain, principalement pour des raisons de coût, un AINS n’est pas toujours administré aux animaux souffrant d’hyperthermie, de douleur, ou bien encore de détresse respiratoire.
 
« Le florfénicol, du fait de son efficacité, de son caractère bactéricide sur les germes respiratoires est l’antibiotique de choix du traitement des broncho-pneumonies des bovins. Le méloxicam, comparé à la majorité des autres anti-inflammatoires non stéroïdiens disponibles pour les Ruminants, a une durée d’action plus longue.
Ainsi, Zeleris® qui est le premier et le seul médicament vétérinaire associant ces deux molécules de référence dans le traitement des troubles respiratoires des bovins, permet en une seule administration d’obtenir une action antibiotique de longue durée (au moins 72h) et une action antipyrétique également de 72h. Il en résulte une meilleure prise en charge des animaux souffrant de BPIE qui se traduit concrètement par une amélioration plus rapide des signes cliniques et une reprise de poids également plus rapide. » explique le Dr Philippe Gisbert, Responsable Technique Ruminants France de Ceva.
 
Pour répondre aux recommandations des vétérinaires, aux contraintes des éleveurs et au bien-être des animaux, Ceva a choisi de réunir ces deux molécules de choix pour traiter les BPIE et d’y associer tout son savoir-faire Cevolution.
 
« Zeleris® est ainsi pensé dans une optique « One health«  et dans le contexte d’une antibiothérapie toujours plus raisonnée. Celle-ci passe avant tout par une bonne observance, c’est-à-dire un respect des prescriptions et l’utilisation « aussi peu que possible mais autant que nécessaire«  des molécules.
Pour offrir aux vétérinaires et aux éleveurs un protocole d’administration simplifié, afin de limiter les risques de sous/sur dosage, Zeleris® s’administre en « One Shot » (une seule injection) avec un dosage simple à retenir et simple à calculer : 1 mL pour 10 Kg de Poids Vif. De plus, Zeleris®, comme l’ensemble de la gamme injectable Ceva, bénéficie d’une excellente seringabilité, fruit de notre savoir-faire Cevolution.
Ainsi, l’ensemble de ces éléments permet d’une part de simplifier et de faciliter le traitement des animaux pour une meilleure observance, et d’autre part de réduire la manipulation des animaux améliorant à la fois le confort de travail des vétérinaires et des éleveurs ainsi que le bien-être des animaux. » précise Thibaut Cauderlier, Chef de gamme infectiologie France de Ceva.
 
Zeleris® est proposé en flacon CLAS® de 100 ml et de 250 ml au moment du lancement, puis sera aussi disponible en 50 ml dès le début 2018.
Au-delà des qualités techniques de ce flacon (résistance aux chocs, grande stabilité, ergonomie et légèreté), une récente étude réalisée par l’APESA (L’Association Pour l’Environnement et la Sécurité en Aquitaine – soutenue par des fonds Européens FEDER) souligne l’éco-responsabilité de cette innovation Ceva. En diminuant de plus de 50% son impact sur les écosystèmes et de 23% son impact sur l’utilisation des ressources naturelles, choisir un médicament en flacon CLAS® plutôt qu’en flacon verre s’inscrit comme un acte fort d’engagement afin de réduire son empreinte environnementale.
 
Dans la continuité du plan EcoAntibio et pour répondre aux enjeux du plan EcoAntibio², Ceva poursuit sa politique unique et innovante d’alignement de ses prix au mL. Le positionnement tarifaire de Zeleris® permet de proposer un traitement associant un anti-infectieux et un anti-inflammatoire pour quelques centimes de plus comparé à un traitement uniquement basé sur un anti-infectieux.
 
En associant 2 molécules connues et reconnues, le florfénicol et le méloxicam, Zeleris® se positionne comme Le traitement complet des BPIE. Bénéficiant de toutes les dernières innovations Cevolution (Seringabilité, CLAS®, Prix au mL), Zeleris® permet aux vétérinaires de proposer un traitement adapté pour lutter contre les BPIE et aux éleveurs de limiter l’impact zootechnique et donc économique des BPIE tout en améliorant le bien-être des animaux.
 
 [su_box title= »Zoom éco »]Au-delà des effets directs visibles par l’éleveur (toux, écoulement nasal, fièvre), ces infections sont à l’origine de nombreux effets indirects impactant lourdement les performances zootechniques (croissance réduite, abattage prématuré, fertilité réduite, production laitière diminuée, dystocie) se traduisant par d’importantes pertes économiques. Ainsi, les BPIE peuvent coûter jusqu’à 57 € par veau laitier de moins de 3 mois affecté et jusqu’à 83 € par jeune bovin à l’engraissement. De plus, même si l’on identifie une partie des jeunes bovins malades, on estime qu’il existe de 0,8 à 5 fois plus d’animaux présentant des lésions pulmonaires. « Avec l’augmentation de la taille des cheptels (concentration des animaux), on s’attend à une augmentation des BPI dues à une plus forte pression infectieuse et l’interdiction de traitements prophylactiques ».[/su_box]
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