CETA : INTERBEV dénonce l’incohérence du gouvernement et s’en remet aux parlementaires

Alors que le Premier Ministre a dévoilé, ce mercredi 25 octobre, ses propositions visant à « corriger » les imperfections du CETA tout en validant l’application de cet accord, INTERBEV, l’Interprofession Elevage et Viande, déplore le manque d’ambition et l’incohérence de ce plan.

Elle dénonce l’entêtement du Gouvernement à mettre en œuvre cet accord, quitte à sacrifier la filière viande bovine française et discréditer les Etats Généraux de l’Alimentation. Elle compte désormais sur l’engagement des parlementaires afin d’assurer une cohérence des politiques publiques en refusant de ratifier le CETA.

Pourquoi réaliser un plan d’actions visant à « limiter les dégâts » d’un accord jugé extrêmement dangereux pour l’élevage bovin et problématique sur le plan sanitaire par les professionnels du secteur, experts – et le Gouvernement lui-même – lorsqu’il est encore possible de revenir sur cet accord ?

C’est cette question qu’INTERBEV ne cesse, depuis des semaines, de poser aux pouvoirs publics. Et c’est cette même demande de renégociation du traité, qui ne sera possible qu’en cas de rejet du CETA par le Parlement français, qu’elle formule, aujourd’hui, aux députés et aux sénateurs.

Pour Dominique LANGLOIS, président d’INTERBEV : « En proposant de réaliser des études d’impact a posteriori, de mettre en œuvre des outils de suivi des conséquences du CETA sur le secteur de la viande bovine ou d’informer les consommateurs sur les pratiques des producteurs canadiens – utilisation d’activateurs de croissance, farines animales… -, le Gouvernement se prépare à assister et mesurer la chute de la filière alors qu’il devrait tout mettre en œuvre pour l’éviter. »

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