Glyphosate : le report du vote ne reporte pas les problèmes

La Commission européenne proposait un renouvellement de la licence du glyphosate. Mis au vote aujourd’hui, les États membres ont une fois de plus loupé le coche d’une décision et n’ont pas réussi à se mettre d’accord. Pour la Confédération paysanne les impacts de ce produit sur la santé des paysans, de nos concitoyens et le modèle qu’il entretient justifient son interdiction.

Le glyphosate a des conséquences néfastes sur les ressources naturelles et des impacts graves sur la santé humaine. C’est aussi un instrument majeur et structurel du système agricole productiviste et industriel. Il permet de contrôler à moindre coût des surfaces considérables de céréales ou de limiter nettement les besoins en main-d’œuvre, plus couteuse que l’utilisation de ce produit chimique. Les alternatives techniques à ce produit existent : allongement des rotations et diversification des cultures en grandes cultures ; désherbage mécanique de manière générale. Cependant, soumis à une forte compétition sur le marché mondial et à une volatilité des prix très importante, les paysan.ne.s sont contraint.e.s de rechercher la solution la moins chère. Le glyphosate est donc un intrant de premier choix pour des paysan.ne.s qui cherchent à se tirer tant bien que mal un revenu. Pourtant, celui-ci coûte très cher à la collectivité (dépollution, santé, chômage) et engraisse les multinationales.

L’interdiction de cette substance doit s’accompagner de fortes mesures de transition comme le rééquilibrage des aides de la PAC, les MAEC et d’arrêter de négocier des accords de libre-échange. Les paysan.ne.s doivent pouvoir vivre de leur métier sans s’empoisonner et sans nuire à l’environnement.

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