250 manifestants pour soutenir le développement de l’agriculture biologique en Bretagne

Ce mercredi 8 novembre, 250 personnes ont manifesté à Rennes pour soutenir le développement de l’agriculture biologique en Bretagne. Dans les rangs, des agriculteurs biologiques, à l’initiative du mouvement, mais également des consommateurs et des associations environnementalistes. Tous étaient là pour porter un message : « C’est le moment pour les pouvoirs publics d’investir dans la bio !»
Au niveau national, en refusant aux régions les 400 millions d’euros de fonds européens nécessaires au paiement des aides bio sur les 3 prochaines années et en supprimant le financement national des aides dites « au maintien », le ministère de l’Agriculture installe une nouvelle situation d’insécurité financière pour les producteurs bio.
Alors que la bio connaît une croissance record, qu’elle est plébiscitée par les consommateurs, le réseau des agriculteurs biologiques demande aux pouvoirs publics d’investir dans une agriculture d’avenir, créatrice d’emploi, au service de l’environnement et des territoires.
Pour Julien Sauvée, vice-président de la FRAB, cela passe par une politique ambitieuse de développement de la bio. « Il serait incompréhensible que ce soit à ce moment précis qu’on arrête de soutenir la bio. Nous demandons un objectif de 20% des surfaces agricoles en bio en 2022. Il est également nécessaire d’aider la structuration des filières, qui ne doivent pas être orientées par la seule loi du marché», a-t-il rappelé.
Le réseau des agriculteurs bio demande également la reconnaissance des services environnementaux et sociétaux rendus par l’agriculture biologique,  en  trouvant  rapidement des solutions pour financer les aides à la bio ; ainsi que l’activation régionale rapide des
200 millions d’euros annoncés par le président Emmanuel Macron pour la rémunération des services environnementaux et des fonds transférés depuis le premier pilier.
Les dynamiques de conversion, d’installation et de consommation ne demandent qu’à être péren- nisées. Pour cela, il faut un investissement durable des pouvoirs publics et politiques.

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