Les huiles et protéines végétales : des piliers pour bâtir un nouveau modèle alimentaire

Après une fin d’année 2017 caractérisée par l’enjeu de l’efficacité et de la viabilité du modèle agricole et alimentaire, la filière des huiles et protéines végétales présente son ambition collective pour réussir la transition vers un modèle en accord avec les choix sociétaux et les attentes des consommateurs.

Communiqué Terres Univia/Terres Inovia du 9 février 2018

Cette ambition, portée dans son plan de filière disponible sur son site Internet, a été présentée lors de la journée organisée le 24 janvier qui a réuni plus de 300 participants sur place et en streaming. Filière forte et dynamique, elle a de nombreux atouts pour apporter des réponses aux enjeux locaux et globaux, et notamment pour les protéines.

Des fondations solides

Depuis trois ans, Terres Univia et Terres Inovia se structurent autour d’une ambition commune : l’indépendance en huiles et protéines végétales en 2030. Ce travail de fond a permis d’anticiper le plan filière. Antoine Henrion, président de Terres Univia envisage l’avenir avec lucidité autour de trois priorités : compétitivité, durabilité et innovation. La filière s’engage à élargir les chaînes de valeur, y compris par de nouvelles valorisations pour toutes les fractions des graines. Elle travaille sur l’efficience, l’acceptabilité sociale, la durabilité, la rentabilité. Enfin, elle se mobilise pour l’accès aux nouvelles technologies et la recherche. A moyen terme, les objectifs sont ambitieux : augmenter les surfaces d’oléoprotéagineux de 500 000 hectares, doubler celles de soja non OGM et cultiver toutes les valeurs ajoutées. Avec des consommateurs de plus en plus exigeants et aux attentes parfois contradictoires sur la qualité nutritionnelle ou la durabilité, les protéines végétales apportent des solutions aux enjeux nutritionnels et environnementaux.

Ensemble et par association

Conscient que l’aval et l’amont sont étroitement liés, Sébastien Windsor, président de Terres Inovia, appelle la filière à se dépasser autour de trois grands défis : revenu des producteurs, numérique, territorialisation. Premièrement, il est essentiel d’augmenter les rendements, de baisser les coûts de production et de développer de nouveaux débouchés. Deuxièmement, l’agriculture a besoin des données pour progresser, optimiser les pratiques, faire évoluer les systèmes d’exploitation et développer la traçabilité. Enfin, il est important de prendre en compte les réalités locales, d’avoir une valorisation territoriale, par exemple avec les listes recommandées territorialisées de tournesol, et bientôt de colza.

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