Porcs : qu’attendre des négociations commerciales ?

La section Porcs de la Coordination Rurale constate une fois de plus que les négociations entre industriels et Grandes et moyennes surfaces (GMS) menées actuellement pour les produits porcins font l’impasse sur une rémunération décente des producteurs.

Alors que la crise s’accentue de jour en jour, certains responsables veulent faire croire aux agriculteurs que les négociations commerciales vont « ramener de la valeur » vers les producteurs.

Or, les indicateurs du marché porcin du premier semestre 2017 laissaient déjà pressentir que les marchés mondiaux allaient redevenir excédentaires et que l’année 2018 serait compliquée pour les producteurs. Par exemple, l’Institut du porc (Ifip) annonce pour 2018 un prix en retrait de 8 %. Le prix mondial servant de base à ces négociations commerciales, le prix au producteur qui en résultera sera très certainement trop faible pour couvrir seulement les coûts de production.

Nous savons depuis longtemps que dans un marché libéral, l’excès de production fait s’effondrer les prix sur les marchés. Et que propose la filière ? De produire encore davantage !

Au contraire de ceux qui veulent produire toujours plus pour d’hypothétiques marchés, la section Porcs de la Coordination Rurale milite de longue date pour une régulation des productions et des marchés, de manière à mettre en adéquation production et consommation et assurer un prix rémunérateur aux éleveurs.

La section Porcs de la Coordination Rurale ne croit pas à la soi-disant réduction des coûts de production, notamment à l’heure où pèsent sur les éleveurs français des obligations environnementales, sociales et sanitaires que bien peu de producteurs ont en dehors de nos frontières. 

Communiqué Coordination Rurale du 9 février 2018

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